L'interview de The Feebles



L'interview de The Feebles
The Feebles est une bonne recette qui ne se rate jamais. Un savant mélange de talent et de générosité. Un binôme à 200% qui laisse donc une trace indélébile sur la route des soirées Soul Clap.


Comment vous êtes vous rencontrés ?
Anaël : On était en classe en BT Design maquettiste. Nous avons passé le même concours à l'école Sepia de Nantes, nous l'avons eu tous les deux, et on a donc pris un appart' en colloc ensemble.
Gaëtan : Aujourd'hui on bosse encore dans la même agence, depuis 2007.
 
Vous ne voulez pas devenir indépendants ?
G : En fait on y est pas encore, c'est un objectif.
A : Pour le moment on est pas mal lotis, on a des postes de créatifs dans une bonne agence. Et puis c'est aussi une sécurité pour nous.

Comment se passe le boulot à deux ?
A : On en parle pas mal au début. On imagine le global et puis un de nous commence la base et puis on créé les éléments chacun de son côté.
G : Après chacun transforme et ajoute, on essaye de créer un petit monde et on finalise ensemble pour les effets et les matières.

On retrouve beaucoup ça dans votre travail, le côté « petit univers » ….
G : On ne sait jamais ce que ça va rendre en fait.
A : Si un de nous bloque, l'autre œil amène son truc et ça repart.
G : On bosse aussi des toiles, peintes à la main et c'est le même principe. On recherche aussi beaucoup le volume.

La rue est-elle votre terrain de jeu ?
G : Oui c'est un lieu qui nous attire, même si nous ne venons ni graff, ni du skate.
A : A la fois on a grandi quand même dans cet univers.
G : Sans venir vraiment de la culture street, c'est en faisant les custom pour C215 que ça nous a vraiment motivé. La rue c'est quand même la plus grande galerie ouverte.
A : On l'a bien compris après avoir fait nos premiers collages, tout s'est enchainé. Kostar a remarqué nos collages et nous a proposé de faire quelques pages dans un numéro. Plus tard le festival Electronik à Rennes nous a commandé plusieurs portraits d'artistes comme Daft Punk, Chemical Brothers, Laurent Garnier, etc … qui se sont retrouvés exposer sur les murs des salles de concerts, des vitrines du centre.

Quelles sont vos inspirations ?
A : La musique est une source importante. Si un jour on arrive à lier notre activité pro à la musique on sera très heureux.
G : Après en terme d'artistes il y a forcément C215 qui nous a lancé. On est pas mal attiré par les artistes qui travaillent le bois. On aime beaucoup Cody Hudson, Steven Harrington, on a aussi beaucoup de respect pour Jeff Soto et des collectifs comme les Jean-Claude ou Level Art qui étaient super actifs à Nantes au moment où nous étions étudiants.

Quel est le projet qui vous a le plus marqué.
A et G : La bouteille Malibu en 2009.

Vous avez eu la liberté de faire ce que vous vouliez ?
G : Visuellement oui, mais avec beaucoup de contraintes ! La première version que nous avions proposée a en grande partie changé.
A : Les lois ne permettaient pas de laisser certains éléments sur la bouteille. Mais c'était très formateur de voir tout le processus et les contraintes de ce genre de projet.

Et votre employeur n'essaye pas de freiner votre activité en marge de votre boulot ?
A : Non je pense qu'ils aiment plutôt ça d'ailleurs. Comme ça on ne reste pas enfermé dans l'institutionnel. Et cela démontre aussi notre motivation à progresser.

Comme d'habitude le mot de la fin pour The Feebles ?
A & G : Happyness.
G : C'est un peu notre esprit. Ne pas se prendre la tête et continuer à créer.

Comment peut-on traduire Feebles ?
G : Pitoyables
A : A la base ça sonnait bien.
G : et au final ça devient drôle...
A : Il y a pas mal de gens qui prononce « Faibles » … (rires)
G : Voila ça résume bien, on essaye de garder un univers décalé, tout en essayant de faire un travail sérieux.

www.thefeebles.com


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